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Le fonds de pension luxembourgeois et les droits humains.

Dans le cadre d‘un voyage d‘étude du Klima-Bündnis en juin 2014, un groupe composé de représentants de différentes municipalités européennes et d’ONG a visité la mine d‘or de Yanacocha, près de Cajamarca, dans le nord du Pérou. Les visiteurs ont été choqués par la manière dont l’opérateur Newmont Mining traitait l’environnement et la population locale, […]

Dans le cadre d‘un voyage d‘étude du Klima-Bündnis en juin 2014, un groupe composé de représentants de différentes municipalités européennes et d’ONG a visité la mine d‘or de Yanacocha, près de Cajamarca, dans le nord du Pérou. Les visiteurs ont été choqués par la manière dont l’opérateur Newmont Mining traitait l’environnement et la population locale, ne semblant s’intéresser qu’à son propre profit. Les préoccupations de la délégation n’ont fait qu’accroître lorsque celle-ci a découvert que le fonds de pension luxembourgeois détenait des titres de Newmont Mining. «Je ne veux pas que ma pension soit générée de cette façon», a déclaré l‘un des participants.

Ceci a amené Votum Klima à se poser des questions d’ordre plus général : est-ce qu’il existe d’autres entreprises similaires dans le portefeuille du fonds de pension luxembourgeois? Le fonds de pension s’assure-t-il que ses investissements respectent l’environnement et les droits humains?


Palestine, 50 ans sous occupation – Campagne contre Elbit Systems Uni.lu, Lux-Airport, Commission EU: stop à votre soutien à l’occupation!

Début 2017, l’ECCP – European Coordination of Committees and Associations for Palestine – dont le CPJPO fait partie avec quelque 40 autres associations, a lancé la campagne End European Complicity / En finir avec la complicité européenne (*); elle marque cette année 100 ans depuis la Déclaration Balfour, 70 ans depuis le Plan de partition […]

Début 2017, l’ECCP – European Coordination of Committees and Associations for Palestine – dont le CPJPO fait partie avec quelque 40 autres associations, a lancé la campagne End European Complicity / En finir avec la complicité européenne (*); elle marque cette année 100 ans depuis la Déclaration Balfour, 70 ans depuis le Plan de partition de la Palestine et ce mois-ci, 50 ans depuis la guerre des Six-Jours et l’occupation militaire qui a suivi.

C’est dans ce contexte que le CPJPO et l’ECCP initient la campagne contre la société d’armement et de surveillance Elbit Systems et le projet européen FlySec où se retrouvent aux côtés d’Elbit notamment l’Université du Luxembourg et la société Lux-Airport.

Une vidéo explique les enjeux avec humour et précision:

Et tout un chacun est appelé à signer la pétition (*) qui stipule :

Etant donné les complicités de la société d’armement israélienne Elbit Systems dans la violation des droits humains, ainsi que dans le non-respect du droit international, nous demandons:

  • À l’Université du Luxembourg, à la société de l ́aéroport du Luxembourg ainsi qu’à l’ensemble des autres partenaires d’annuler leur participation au projet européen FlySec qui bénéficie du savoir-faire acquis par Elbit Systems au détriment des Palestiniens,
  • À la Commission européenne d’exclure Elbit Systems et toutes les autres entreprises militaires israéliennes de tous les programmes européens.

Pour l’Université du Luxembourg et Lux-Airport, il s’agit tout bonnement de suivre l’exemple du Fonds de compensation commun au régime général de pension (*), qui, dès 2013 et pour des raisons éthiques, a exclu de ses investissements toute une série d’organismes, dont Elbit Systems.

(*) Pour signer la pétition et consulter les différentes sources citées dans ce communiqué : www.paixjuste.lu


Quatre ONG luxembourgeoises dénoncent un détournement de l’aide publique au développement

Luxembourg, le 7 juin 2017 – Alors que l’UE a signé aujourd’hui le nouveau Consensus européen pour le développement, les ONG de développement (ONGD) luxembourgeoises Action Solidarité Tiers Monde, Caritas Luxembourg, Frères des Hommes et SOS Faim regrettent que ce texte fondamental, qui définit le cadre du travail des Etats membres dans ce domaine jusqu’à […]

Luxembourg, le 7 juin 2017 – Alors que l’UE a signé aujourd’hui le nouveau Consensus européen pour le développement, les ONG de développement (ONGD) luxembourgeoises Action Solidarité Tiers Monde, Caritas Luxembourg, Frères des Hommes et SOS Faim regrettent que ce texte fondamental, qui définit le cadre du travail des Etats membres dans ce domaine jusqu’à 2030, entérine l’instrumentalisation de l’aide publique au développement en conditionnant son octroi à des objectifs migratoires, sécuritaires et économiques. Malgré quelques petites avancées, notamment une reconnaissance de l’importance de l’agroécologie et des petits producteurs pour le développement durable, les intérêts domestiques de l’UE ont fini par l’emporter sur l’objectif de réduction de la pauvreté.

Le texte du Consensus européen pour le développement de l’UE – Our World, Our Dignity, Our Future – a été révisé pour intégrer l’Agenda 2030 et ses objectifs de développement durable et a été signé aujourd’hui à l’occasion des Journées européennes du développement. Ce texte se veut être un document de stratégie important qui dirigera la politique de développement de l’UE et de ses Etats membres pour les années à venir.

Néanmoins, le texte ne relève pas d’une approche stratégique et de l’esprit de transformation, qui est à la base de l’Agenda 2030, mais place la politique de développement clairement dans le contexte des préoccupations actuelles de l’UE en matière de sécurité et de migration.

Les quatre ONGD estiment qu’en utilisant l’aide publique au développement (APD) comme un instrument pour lutter contre les migrations, l’UE est en train de s’éloigner de son objectif premier : la lutte pour un monde plus juste. Elles craignent notamment que l’APD soit utilisée pour réduire la migration vers l’Europe, aux dépens des actions qui visent à promouvoir le bien-être et réduire les inégalités dans le monde. 

Les ONGD se félicitent certes que l’engagement des Etats membres de financer l’aide publique au développement (APD) en y consacrant 0,7% de leur RNB est encore confirmé mais regrettent que la formulation actuelle laisse la porte ouverte à la poursuite d’objectifs qui ne servent plus le développement.  Elles déplorent que seulement quatre des 28 Etats membres réalisent cet objectif alors qu’en 2005, sous Présidence luxembourgeoise, le Conseil Européen avait pris l’engagement politique clair et net d’y arriver dès 2015.

Les ONGD sont également préoccupées par la promotion de l’investissement privé comme un levier de développement. Le nouveau consensus encourage l’utilisation des budgets de la coopération pour attirer des financements privés, sans avoir au préalable renforcé les clauses de sauvegarde qui permettraient d’éviter les dérives. Ainsi, le rôle du secteur privé ne semble pas être soumis à la même rigueur de suivi et d’évaluation que les autres acteurs de développement.

Le nouveau texte contient également des éléments positifs, et notamment une reconnaissance de l’importance des petits producteurs et de l’agroécologie pour le développement durable. Ainsi, les futures politiques développées par les Etats membres devraient soutenir la promotion d’une agriculture à petite échelle et respectueuse de l’environnement dans les pays en développement.

Les ONGD soutiennent les efforts du gouvernement luxembourgeois pour poursuivre sa politique de développement qui retient comme objectif premier la lutte contre la pauvreté avec un engagement financier de 1% du RNB. Elles reconnaissent aussi son engagement pour préserver ces objectifs au sein de l’UE.


Agenda 2030 ou 17 Objectifs pour un Développement Durable au niveau international

Fruit d’une consultation mondiale et du processus le plus inclusif que les Nations Unies aient mené depuis leur création, l’Agenda 2030 est un agenda transformatif de nature universelle, qui pose les jalons d’une nouvelle vision du développement, ambitionnant d’éliminer la pauvreté et de promouvoir la prospérité et le bien-être de la population, tout en protégeant […]

Fruit d’une consultation mondiale et du processus le plus inclusif que les Nations Unies aient mené depuis leur création, l’Agenda 2030 est un agenda transformatif de nature universelle, qui pose les jalons d’une nouvelle vision du développement, ambitionnant d’éliminer la pauvreté et de promouvoir la prospérité et le bien-être de la population, tout en protégeant l’environnement d’ici 2030.

Poursuivant les travaux des Objectifs du Millénaire pour le Développement, mais contrairement à ces derniers qui visaient les pays en développement, les Objectifs de Développement Durable sont universels. Ils s’appliquent à tous les pays et font appel à l’action de tous les pays, tant au niveau national qu’international.

Luxembourg : acteur et partenaire pour un développement durable

Conscient de sa responsabilité, le Luxembourg est déterminé à mettre en œuvre l’Agenda 2030. Le Gouvernement a adopté lors de son conseil du 12 mai le rapport « Mise en œuvre de l’AGENDA 2030 au et par le Luxembourg – TRANSFORMER LES VIES TOUT EN PRESERVANT LA PLANETE ». Ce document a été élaboré par la Commission interdépartementale de développement durable dans laquelle tous les membres du Gouvernement sont représentés au cours d’un processus qui a débuté en avril 2016.

Ce rapport entend tout d’abord dresser un état des lieux des politiques existantes et des engagements internationaux intégrant actuellement les 17 Objectifs de Développement Durable. Il se veut un exercice scrupuleux et critique, soulignant tant les politiques existants que les tendances néfastes pour un développement durable du Luxembourg et par conséquence la nécessité d’agir sur ces « chantiers » de développement durable.

Cette première action du Gouvernement sera suivie d’une analyse des lacunes sur base d’indicateurs en vue du prochain Plan National pour un Développement durable.
Il faut agir avec des politiques non seulement sectorielles, mais avec des politiques qui prennent en compte tous les défis et tous les chantiers de développement durable. L’Agenda 2030 offre une opportunité d’adresser de manière cohérente les défis tels que le développement démographique dynamique, la diversité de la population résidente et active, la dépendance prononcée de l’économie envers un secteur d’activité et les pressions sur l’environnement et sur le climat dans un monde globalisé.
Viser ces défis et ces chantiers exigent une cohérence et une coordination au sein du gouvernement, mais également des partenariats avec les communes, tel que le succès du Pacte Climat le démontre, mais également avec les acteurs de la société civile et du secteur privé.
L’apport de la société civile est décisif pour garantir le succès de cette démarche. Pour documenter le progrès réalisé en faveur du développement durable, les acteurs de la société civile sont invités à publier leurs actions ou projets pris sous l’enseigne de l’Agenda 2030 sur la plateforme www.mengaktioun.lu initiée par le Conseil Supérieur pour un Développement Durable.

Présentation du Luxembourg à New York devant les Nations Unies

Le Luxembourg s’est engagé de présenter l’état d’avancement des travaux de mise en œuvre dans le cadre d’une revue volontaire nationale lors de la session du Forum politique de haut niveau de juillet 2017 à New York.
Le Forum politique de haut niveau (ou High Level Political Forum (HLPF) en anglais) a pour mission d’acter les progrès accomplis dans la mise en œuvre de l’Agenda 2030. Tous les pays membres des Nations Unies sont invités à faire la présentation de l’état d’avancement des travaux de mise en œuvre.
Une évaluation de cet avancement est faite tous les 4 ans par l’ONU.
La revue nationale volontaire a pour objectif de faciliter le partage d’expériences, y compris les réussites, les défis et les leçons apprises, en vue d’accélérer la mise en œuvre de l’Agenda 2030 au niveau international.
Dans sa présentation, le Luxembourg va mettre l’accent sur les partenariats nécessaires pour assurer un développement durable tant qu’au niveau national qu’international.

source: http://www.environnement.public.lu/actualites/2017/05/29_agenda_2030/index.html


SOCFIN continue de piétiner les droits des communautés locales

  Luxembourg, 31 mai 2017 – Pour la troisième année consécutive, des citoyens et des militants de diverses associations belges, françaises et luxembourgeoises ont mené une action publique lors de l’Assemblée générale des actionnaires du groupe agro-industriel SOCFIN. L’action publique a mis en scène le piétinement des droits des communautés locales par l’entreprise et les […]

 

Luxembourg, 31 mai 2017 – Pour la troisième année consécutive, des citoyens et des militants de diverses associations belges, françaises et luxembourgeoises ont mené une action publique lors de l’Assemblée générale des actionnaires du groupe agro-industriel SOCFIN. L’action publique a mis en scène le piétinement des droits des communautés locales par l’entreprise et les stratégies d’intimidation des journalistes et défenseurs des communautés.

SOCFIN késako ?

SOCFIN est un groupe agro-industriel multinational spécialisé dans la culture de palmiers à huile et d’hévéa (caoutchouc). SOCFIN est contrôlée par l’homme d’affaire belge Hubert Fabri (54,2% des parts) et par le français Vincent Bolloré (39% des parts). Depuis plusieurs années, SOCFIN poursuit l’expansion de ses plantations dans plusieurs pays d’Afrique et d’Asie. Au total, SOCFIN contrôle plus de 400.000 ha de terres (soit plus de 154 % du territoire du Luxembourg où elle a son siège social) et ses plantations sont passées de 129.658 ha à 186.767ha ha entre 2009 et 2016, soit une augmentation de plus de 40 %.

Les droits des communautés piétinés

Les accaparements de terre de SOCFIN s’effectuent au détriment des petits paysans et s’accompagnent de violations des droits des communautés locales, de conflits fonciers, de risques de déforestation, de pollutions, de pauvres conditions de travail, etc. Ces impacts ont été largement documentés dans de nombreux rapports d’ONG et de journalistes[1].

Alliance internationale des communautés

Face aux abus de l’entreprise, les communautés locales se sont organisées au niveau national et international. Dès 2013, une « Alliance internationale des riverains des plantations SOCFIN/Bolloré » a été mise sur pied. A plusieurs reprises l’Alliance a fait valoir les droits des communautés et a présenté ses revendications au groupe SOCFIN/Bolloré en vue d’une résolution pacifique des conflits, sans réel succès à ce jour. Loin d’accepter un dialogue constructif, les dirigeants de SOCFIN se contentent de déclarer que « la référence à de tels conflits sociaux relève du fantasme »[2] et refusent de rencontrer les représentants des communautés, comme ce fut encore le cas lors de la visite d’un représentant de l’Alliance internationale à Bruxelles et Paris en mars 2017. Localement, les mobilisations non-violentes répétées des riverains ont permis d’arracher l’ouverture du dialogue dans quelques pays. Mais les progrès sont très lents et les avancées concrètes insignifiantes pour les paysans touchés, malgré la nouvelle « politique de gestion responsable » adoptée par Socfin en 2016.

Mobilisation citoyenne en Europe et revendications

Les citoyens et les associations sont venus une nouvelle fois manifester leur solidarité avec les luttes des communautés locales en rappelant :

  • aux dirigeants et actionnaires du groupe : l’urgence de résoudre les conflits sur le terrain ;
  • aux Etats (tant les Etats où SOCFIN gère ses activités que les Etats qui accueillent les plantations) : leur obligation d’encadrer les activités de l’entreprise et de protéger les droits des communautés ;
  • aux clients et partenaires financiers de l’entreprise : leur responsabilité de mettre fin aux abus de SOCFIN et de revoir leur relations commerciales avec le groupe.

 

Signataires :

  • ReAct
  • CNCD-11.11.11
  • FIAN Belgium
  • SOS Faim
  • Entraide et Fraternité
  • AEFJN
  • FairFin
  • SCI
  • Oxfam-Solidarité

Contact presse : Bastien Roland, +33 7 63 07 89 75

[1]     Pour un aperçu de quelques rapports, voir ici : https://www.projet-react.org/wp-content/uploads/2017/05/PDF.pdf

[2]     http://www.socfin.com/Files/media/News/2016-03-04—Menaces-sur-forets-africaines.pdf


Un partenariat pour le climat

Conférence de presse du 22 mai 2017 sur le financement des mesures de protection du climat dans les pays en développement. Le financement de la lutte contre les changements climatiques est l’un des aspects les plus importants des efforts déployés à l’échelle mondiale pour faire face au défi des changements climatiques. Au cours des dernières […]

Conférence de presse du 22 mai 2017 sur le financement des mesures de protection du climat dans les pays en développement.

Le financement de la lutte contre les changements climatiques est l’un des aspects les plus importants des efforts déployés à l’échelle mondiale pour faire face au défi des changements climatiques.

Au cours des dernières années, le Grand-Duché de Luxembourg a livré une assistance financière et technique considérable pour soutenir les activités liées à la lutte contre le changement climatique dans les pays en développement. En amont de la COP21 à Paris, le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg s’est engagé à continuer de soutenir l’action climatique dans les pays en développement avec un focus prédominant sur les pays les moins avancés et les petits Etats insulaires en développement.

Fonds additionnels à l’aide au développement

Le gouvernement luxembourgeois consacre 120 millions EUR entre 2014 et 2020 au financement de mesures de protection du climat dans les pays en développement. Les fonds FCI luxembourgeois s’élèvent à 15 millions d’euros en 2017, 20 millions d’euros en 2018, 25 millions d’euros en 2019 et 30 millions d’euros en 2020. Ces fonds sont nouveaux et additionnels à l’aide publique au développement.

L’attribution du financement climatique international pour des activités qui ont un véritable impact sur le climat, conduisent à un développement durable et pauvre en carbone et garantissent une meilleure résistance au changement climatique doit être la priorité absolue du financement climatique.  

Partenariat avec les ONG compétentes et présentes sur le terrain

Le gouvernement luxembourgeois s’associe avec les ONGs, compétentes et présentes sur le terrain, pour renforcer la coopération avec les pays les moins avancés qui sont le plus souvent les plus exposés aux conséquences du changement climatique. Ainsi, sur l’ensemble des 120 millions d’euros consacrés au financement climatique international, quelques 11 millions d’euros devraient être réservés d’ici 2020 aux activités et projets soumis par les ONGs. Pour 2017, une enveloppe budgétaire de 2’000’000 euros est réservée pour les projets des ONGs, et de 3’000’000 euros par an à partir de 2018.

Le financement climatique international se fera, d’un côté et prioritairement, par des dons, et de l’autre côté, par des fonds propres, capital spécial (à risque, initial, patient) et garanties (p.ex. de première perte). Le MDDI fera une analyse du soutien requis par les demandeurs de fonds et, s’il le juge utile, peut orienter les demandes suite au type de financement requis vers les différentes plateformes d’évaluation ou entités spécialisés qui peuvent supporter le MDDI dans l’analyse et le monitoring (p.ex. : back office de la plateforme de financement climatique BEI-Luxembourg). Pour les projets des ONGs, le soutien se fera exclusivement  sous forme de dons.

Critères de sélection et d’éligibilité stricts appliqués

Le financement climatique international sera assuré par le « Fonds climat et énergie », placé sous l’autorité du ministre de l’Environnement. Le comité interministériel de gestion du fonds climat et énergie, sous présidence du département de l’environnement, avec le soutien d’experts externes, a élaboré une stratégie pour l’attribution des fonds luxembourgeois pour le financement climatique, en développant en particulier des critères d’éligibilité et de sélection pour le projets et programmes qui font l’objet d’une demande de financement.Cette stratégie est inspirée des principes et objectifs du cadre international de la finance climatique, et des programmes d’autres pays (Allemagne, Belgique, France, Suisse). La stratégie propose des critères d’éligibilité des activités ainsi que des receveurs et gérants de fonds (expérience, implantation sur le terrain, enregistrement et/ou licence par la surveillance du secteur financier ou régulateur du pays, capacité administrative, capacité financière).

En ce qui concerne en particuliers les ONGs et associations, leur choix se fera sur base de critères simples et facilement contrôlables : preuve de la réalisation d’activités préalables, expérience sur le terrain, santé financière, consultation bilatérale MDDI et Direction de la Coopération pour éviter un double financement.

En ce qui concerne les projets, cinq critères de sélection principaux sont proposés :

  • Impact et efficacité
  • Conformité au développement durable
  • Potentiel de transformation
  • Création d’un environnement favorable pour investissements
  • Priorité nationale, volonté politique, besoin des bénéficiaires
Répartition équilibrée des fonds avec une priorisation géographique

La répartition équilibrée est le critère principal de la répartition thématique du financement climat et elle s’adapte aux besoins des pays cibles. L’Accord de Paris a réitéré l’objectif d’augmenter sensiblement le financement de l’adaptation.

Ainsi, les secteurs préférentiels bénéficiant du financement climatique international du Luxembourg sont:

  • Atténuation (énergies renouvelables, efficacité énergétique, transport, gestion des déchets, agriculture)
  • Adaptation (surtout dans les pays les moins avancés et les petits Etats insulaires : résistance au changement climatique, réduction de la vulnérabilité aux variations climatiques, alerte précoce, adaptation dans le secteur de l’agriculture)
  • REDD+ (lutte contre la déforestation et la dégradation des forêts, activités qui sont intégrées dans des activités nationales de REDD+)

Une liste négative reprend les projets qui ne pourront pas bénéficier de l’aide luxembourgeoise, elle sera régulièrement revue.

Les activités et projets supportés seront de préférence localisés dans un des pays partenaires de la coopération luxembourgeoise au développement, dans un des pays les moins développés (least developed countries LDC) ainsi que dans les petits États insulaires en développement (PEID, en anglais, « SIDS »). L’engagement particulier envers les SIDS est renforcé par la confirmation de la cible de 1,5 °C dans l’Accord de Paris.

La durée d’un projet d’une ONG ne doit pas dépasser 5 ans. La limite du budget est de 500’000 euros respectivement max. 100’000 euros par an.

source: https://www.gouvernement.lu/6994402/22-financement-climatique.

photo: © MDDI


Campagne Lëtz’ Step to Fairtrade

Ce 2 mai, Fairtrade Lëtzebuerg a lancé officiellement sa campagne nationale de sensibilisation « Lëtz’ Step to Fairtrade », dans un cadre exceptionnel : une exposition créée par des jeunes, mettant à l’honneur aussi bien les acteurs Fairtrade du Sud comme les acteurs du Nord. Plus de 80 partenaires participent cette année-ˇ‐ci à la campagne, […]

Ce 2 mai, Fairtrade Lëtzebuerg a lancé officiellement sa campagne nationale de sensibilisation « Lëtz’ Step to Fairtrade », dans un cadre exceptionnel : une exposition créée par des jeunes, mettant à l’honneur aussi bien les acteurs Fairtrade du Sud comme les acteurs du Nord. Plus de 80 partenaires participent cette année-ˇ‐ci à la campagne, dont le but est de montrer qu’à travers de petits gestes au quotidien, chacun peut lutter contre les injustices du marché mondial et s’engager pour le commerce équitable.

 

Exposition « 25 ans Fairtrade Lëtzebuerg »

Lorsque la créativité et l’engagement des jeunes pour un futur plus équitable se rencontrent, le résultat se présente sous forme d’exposition présentant des dialogues croisés entre consommateurs, distributeurs et producteurs Fairtrade. Créée par un groupe d’étudiants en BTS « Media Writing » du Lycée classique de Diekirch, cette exposition fait station à la Gare de Luxembourg jusqu’au 8 mai, pour ensuite faire le tour dans divers lieux dans le pays entier. Les dates pourront être consultées sur notre site web www.fairtrade.lu. Stéphane Alves, l’un des six étudiants qui ont créé cette exposition, explique ses motivations : « Faisant partie d’un BTS qui se concentre sur les médias, ce projet fut pour nous, les étudiants, un excellent début pour nous préparer à notre future vie professionnelle. Comme certains jeunes, nous connaissions le label Fairtrade sans trop savoir ce qui se cache derrière. Ce fut grâce à ce projet que nous avons compris le message et les objectifs du commerce équitable. Notre but en tant que jeunes était de réaliser une campagne dynamique qui puisse attirer tous les regards, pour ne pas seulement atteindre les consommateurs Fairtrade. L’exposition permet de découvrir l’histoire qui se construit entre les trois acteurs impliqués, le producteur, le distributeur et le consommateur. Pour nous, faire partie de cette campagne des 25 ans fut un réel plaisir et nous espérons que le message soit transmis à toutes les générations. »

Challenge Pique-nique.

Nouveauté de la campagne de cette année-ˇ‐ci : Pour les 25 ans de Fairtrade Lëtzebuerg, nous lançons le challenge qu’au moins 25 pique–niques Fairtrade soient organisés à travers tout le pays ! En famille, avec une classe scolaire, entre collègues de bureau, voisins ou amis… quiconque prêt à relever le défi peut organiser un pique-°©‐nique Fairtrade entre le 12 et 14 mai, à l’endroit de son choix. Il n’est pas trop tard pour participer ! Prévoyez des boissons et plats aux ingrédients Fairtrade, inscrivez votre pique-°©‐nique sur notre site www.letzsteptofairtrade.lu et pour finir… dégustez les saveurs équitables tout en vous engageant pour un commerce solidaire ! Fair « steps » innovants et inspirants

Outre les nombreux pique‐niques Fairtrade prévus, nos partenaires se mobilisent pour le commerce équitable en organisant d’autres actions dans le pays entier. Nous pouvons compter sur le soutien des communes et « Fairtrade Gemeng », des lycées et « Fairtrade School », des écoles et maisons relais, des entreprises, des points de vente de produits Fairtrade et boutiques du monde, des restaurants et « Fairtrade Zone »… Pour ne nommer que quelques-unes des actions originales : Velosophie propose le 14 mai un tour en vélo avec pique-nique Fairtrade en route. Restopolis Services, en charge de la restauration dans les établissements éducatifs et universitaires et qui mise sur les produits du commerce équitable depuis longue date, travaille actuellement à la certification de ces 63 établissements en tant que « Fairtrade Zone ». La Maison Lessure offrira des promotions sur ses tenues de travail en coton labellisé Fairtrade, alors que les supermarchés Delhaize mettent en avant les produits Fairtrade et lancent des nouveaux produits équitables. Une nouveauté sera également présentée par le distributeur Biogros : des glaces biologiques aux ingrédients Fairtrade, combinant donc des matières premières des pays du Sud (cacao, sucre) et régionaux. Deux autres acteurs se sont rassemblés pour lancer, eux aussi, un produit conforme à la devise « let’s go local and fair » : une praline avec l’âne, emblème de la Ville de Diekirch, commanditée par la Boutique du Monde et fabriquée par l’atelier Chocolats du Coeur du Tricentenaire, à base de chocolat et de sucre Fairtrade. La commune de Bettembourg, ensemble avec la maison relais invitera les enfants à découvrir la boutique du Monde de Bettembourg, à choisir des ingrédients pour préparer un pique-°©‐nique Fairtrade qu’ils dégusteront tous ensemble. De son côté, la commune d’Hesperange propose une journée de sensibilisation pour son personnel avec l’organisation d’un pique-°©‐nique dans le parc communal. Dans le cadre de la 3ème édition internationale des promenades en calèche historique et en collaboration avec les communes de Betzdorf, Biwer et Mertert, l’asbl De Leederwon invite le grand public à emporter un pique-°©‐nique Fairtrade et à se joindre au pique-°©‐pique historique qui sera organisé dans le parc de Mertert, le 13 mai à 11h30. Enfin, les élèves du lycée du Nord ont imaginé un géocaching original en le déclinant en « Fairtradecaching » ! La liste des actions peut être consultée sur notre site web www.letzsteptofairtrade.lu

Nous remercions chaleureusement tous les partenaires qui contribuent chaque année au succès de notre campagne annuelle. Grâce à leur engagement, plus de 1,66 millions de producteurs et travailleurs Fairtrade au Sud et leurs communautés profitent actuellement de l’impact positif du commerce équitable !

Informations de fond.

En 1992, il y a exactement 25 ans, l’association Fairtrade Lëtzebuerg a été fondée. Le but des membres fondateurs de l’ONG, qui à l’époque portait encore le nom TransFair-°©‐ Minka, était d’améliorer la situation de vie et de travail des producteurs et travailleurs au Sud à travers des relations commerciales équitables. Le nombre des organisations membres a aujourd’hui augmenté à 30. En tant qu’organisation indépendante, Fairtrade Lëtzebuerg s’engage pour un commerce équitable et une consommation durable au Luxembourg. Ses champs d’activités se situent principalement dans les domaines suivants : travail de sensibilisation, éducation au développement, travail politique ainsi que gestion et contrôle du label Fairtrade sur le marché luxembourgeois. Fairtrade Lëtzebuerg est membre du système international Fairtrade. Celui-ci regroupe l’organisation-mère Fairtrade International, des organisations nationales dans 25 pays ainsi que trois réseaux de producteurs continentaux. Le réseau international fixe les standards Fairtrade valables au niveau mondial. Les représentants des producteurs possèdent 50% des voix et ont donc un pouvoir égal dans toutes les décisions stratégiques. Le respect des standards le long de toute la chaîne d’approvisionnement est contrôlé par l’organisation indépendante de certification et de contrôle FLOCERT GmbH.

 


REJOIGNEZ-NOUS DANS L’AVENTURE

Face aux évolutions de la société dans laquelle nous vivons, face aux changements climatiques, à la perte en biodiversité et des ressources naturelles, à la surconsommation des biens et aux inégalités persistantes dans le monde, des initiatives pour faire changer les choses émergent. Remplacer un tableau sombre par une toile remplie de couleurs, c’est l’entreprise […]

Face aux évolutions de la société dans laquelle nous vivons, face aux changements climatiques, à la perte en biodiversité et des ressources naturelles, à la surconsommation des biens et aux inégalités persistantes dans le monde, des initiatives pour faire changer les choses émergent. Remplacer un tableau sombre par une toile remplie de couleurs, c’est l’entreprise de nombreuses associations, sociétés et personnes individuelles. Car à chaque échelle, nous pouvons agir. Chaque geste compte.

Le Conseil Supérieur pour un Développement Durable en est convaincu, c’est pourquoi il a décidé d’inciter tous les volontaires, quel que soit leur niveau d’action, à apporter leur pierre à l’édifice d’un Luxembourg plus durable et plus responsable.

 Un appel au public a donc été lancé grâce à la mise en ligne d’une plateforme d’échange entre tous les volontaires. www.mengaktioun.lu regroupe ainsi une multitude de projets, allant de grandes démarches éthiques d’entreprises (comme par exemple la sensibilisation des consommateurs face au gaspillage alimentaire dans le restaurant Sodexo de RTL, ou les actions en faveur du développement durable dans ceux des Hôpitaux Robert Schuman) à des initiatives individuelles (comme l’ouverture des portes de son propre terrain aux habitants de la même commune pour en faire un jardin collectif). Pour promouvoir cette plateforme et susciter de nouvelles démarches, le CSDD se lance également dans une campagne sur les réseaux sociaux. Partager les bonnes idées, donner envie d’agir et rassurer sur la facilité des actions, tels sont les objectifs ainsi visés.

Vous aussi, vous agissez à votre manière en faveur du développement durable et nous estimons que votre projet a toute sa place parmi ceux que nous soutenons. Notre plateforme pourrait le mettre en valeur, car il s’inscrit parfaitement dans notre vision. Pour participer, c’est très simple, vous retrouverez tous les détails techniques dans la fiche .


Le Cercle inaugure la Maison des ONG de développement

Le Cercle de Coopération, la fédération des ONG de développement du Luxembourg, a inauguré aujourd’hui, en présence e.a. du Ministre de la Coopération au développement et de l’Action humanitaire, Mr Romain Schneider, et de la bourgmestre de la Ville de Luxembourg, Mme Lydie Polfer la « Maison des ONG de développement », située au 1-7, rue St. […]

Le Cercle de Coopération, la fédération des ONG de développement du Luxembourg, a inauguré aujourd’hui, en présence e.a. du Ministre de la Coopération au développement et de l’Action humanitaire, Mr Romain Schneider, et de la bourgmestre de la Ville de Luxembourg, Mme Lydie Polfer la « Maison des ONG de développement », située au 1-7, rue St. Ulric, L-2651 Luxembourg (Grund).

Le Cercle, qui compte actuellement 80 associations membres, a déménagé vers de nouveaux locaux plus spacieux où il pourra mettre à disposition des ONG de développement une salle polyvalente et une salle de réunion pour leurs événements et activités. Le Cercle espère ainsi agir davantage de catalyseur pour des collaborations et synergies entre ONG.

Dans son discours le président du Cercle, Armand Drews, a remercié le MAEE, la Ville de Luxembourg et la Fondation NIF pour leur soutien financier à ce projet.

Ce déménagement constitue une étape importante pour le Cercle et ses membres afin de donner plus de visibilité à leur travail de coopération au développement et de sensibilisation, avec la vision de trouver à plus long terme des locaux où pourront aussi être regroupés des sièges et salles d’information d’autres ONGD. 

Contact

Christine Dahm, directrice

Téléphone : 26 02 09 11 ; christine.dahm@cercle.lu


Die Agrarwende in Luxemburg ist notwendig und machbar!

Meng Landwirtschaft fordert starken politischen Willen für eine Landwirtschaft, die Mensch, Umwelt und Landwirte respektiert   Luxemburg/Kockelscheuer, den 26. April 2017 – Die Plattform Meng Landwirtschaft (1) stellte heute die Neuauflage ihres Berichts „Landwirtschaft 2.0 – Plädoyer für die Neuausrichtung der luxemburgischen Agrarpolitik“ vor. Der Bericht analysiert die weitreichenden Folgen der jahrzehntelang fehlgeleiteten Landwirtschaftspolitik für […]

Meng Landwirtschaft fordert starken politischen Willen für eine Landwirtschaft, die Mensch, Umwelt und Landwirte respektiert

 

Luxemburg/Kockelscheuer, den 26. April 2017 – Die Plattform Meng Landwirtschaft (1) stellte heute die Neuauflage ihres Berichts „Landwirtschaft 2.0 – Plädoyer für die Neuausrichtung der luxemburgischen Agrarpolitik“ vor. Der Bericht analysiert die weitreichenden Folgen der jahrzehntelang fehlgeleiteten Landwirtschaftspolitik für Verbraucher, Umwelt und Landwirte in Luxemburg. Die Neuauflage wirft einen Blick auf die Lage des von der Aufhebung der EU-Quotenregelung betroffenen Milchsektors und enthält viele zusätzliche Kapitel, u.a. zu den Themen Gesundheit, Tierschutz, Freihandelsabkommen und Nutzpflanzenvielfalt. Darüber hinaus belegt der Bericht anhand von 15 Best Practice-Beispielen, dass eine nachhaltige Landwirtschaft eine Win-Win-Situation für Umwelt, Verbraucher und Landwirte darstellt.

 

Meng Landwirtschaft ist überzeugt, dass eine nachhaltige Landwirtschaft in Luxemburg notwendig und realistisch ist. Die von Bauernsterben und steigendem Weltmarktdruck gekennzeichnete luxemburgische Landwirtschaft muss die Chancen, die eine nachhaltige Landwirtschaft bietet, zum Wohle von Umwelt, Verbrauchern und nicht zuletzt auch zum Nutzen der Landwirte wahrnehmen. 100% Biolandbau in 1-2 Jahrzehnten sind keine Illusion, sondern eine Notwendigkeit. Die Lösungen existieren, woran es fehlt, ist der politische Wille.

 

Dass Landwirtschaft mit den Interessen von Verbrauchern, Umwelt und Landwirten vereinbar ist, belegten zwei Referenten aus Oberösterreich und der Wallonie. Sie zeigten anhand der Best-Practice-Beispiele „BioRegion Mühlviertel“ und „Bio-Aktionsplan Wallonie“ eindrucksvoll, dass Biolandbau aus der Nische heraus entwickelt werden kann und für viele Akteure wirtschaftlich wichtige Zukunftsperspektiven bietet.

BioRegion Mühlviertel in Österreich

Mit der Unterstützung der EU sowie mit der Hilfe des Staates und der regionalen Institutionen wurde das Projekt BioRegion Mühlviertel im Jahr 2010 ins Leben gerufen. Bereits beim Start des Projektes wies es einen Biolandbauanteil von 27,4% vor. Der Zielsetzung der Landesregierung zufolge sollte bis zum Jahr 2020 die Zahl der Biobetriebe im Mühlviertel um weitere 25% steigen. 2015 waren es bereits 30% mehr, und es wird noch weiter gehen.

Eine entscheidende Rolle kommt dabei der landwirtschaftlichen Ausbildung zu. Der biologische Landbau hat in der regulären landwirtschaftlichen Ausbildung in Europa noch nicht den Platz gefunden, den es braucht, um in Zukunft auf ausreichend entsprechend ausgebildete Bauern, Gärtner, Obstbauern, Winzer usw. zurückgreifen zu können.

„Unsere Welt braucht eine wesensgerechte Landwirtschaft. Darunter verstehe ich, dass der Mensch sich seiner Verantwortung bewusst ist, möglichst in Kreisläufen zu wirtschaften. Davon können wir dann junge Menschen begeistern. Die Politik kann dafür die Rahmenbedingungen schaffen », erklärte Brigitte Eder, Lehrbeauftragte an der ersten österreichischen Fachschule für Biolandbau in Schlägl im österreichischen Mühlviertel.

 

Biolandwirtschaft in der Wallonie                                       

In der Wallonie gab es im Jahr 1987 nur 37 Biobetriebe und auch zehn Jahre später waren es nur 184. Im Jahr 2012 wurde zur weiteren Entwicklung der regionalen Bioproduktion ein Aktionsplan (2) erlassen, mit dem Ziel, bis 2020 einen Anteil an 14% Ökobetriebe zu erreichen. Der Biolandbau soll in allen Maßnahmen der Landwirtschaftspolitik berücksichtigt werden.

„Der Strategieplan für die Entwicklung der Bio-Landwirtschaft in der Wallonie bis 2020 wurde Mitte 2013 verabschiedet und wird seitdem umgesetzt. Sein Ziel ist, die wallonische Produktion von Bio-Produkten zu erhöhen, die Verarbeitung lokal erzeugter Produkte zu entwickeln, der Nachfrage nach wallonischen Bio-Produkten gerecht zu werden und den Verbrauch von wallonischen Bio-Produkten zu fördern“, erklärt Dr. Serge Massart, der im belgischen Landwirtschaftsministerium an der Evaluierung und Revision des Aktionsplanes für den biologischen Landbau arbeitet.

Der Aktionsplan erweist sich als erfolgreich: seit 2011 ist die Zahl der Betriebe von 980 (7%) auf bereits 1.347 (10,5%) Ende 2015 gestiegen. Die Wallonie ist damit auf dem richtigen Weg und hat dabei auch schon Luxemburg über den Lebensmitteleinzelhandel als Absatzmarkt entdeckt.

Ein „Weiter wie bisher“ darf für die luxemburgische Landwirtschaft keine Option sein. Meng Landwirtschaft fordert eine Kehrtwende in der luxemburgischen Agrarpolitik: wir brauchen eine Landwirtschaft, die Verbraucher und Umwelt schützt und insbesondere den Landwirten eine wahre Zukunftsperspektive bietet. Sie muss sich zur lokalen und regionalen Versorgung der Menschen mit wirklich nachhaltig produzierten Lebensmitteln umorientieren und dazu beitragen, dass Luxemburg in Bezug auf seine Lebensmittelversorgung ein größtmögliches Maß an Autonomie erreicht.

 

Die luxemburgische Regierung hat es versäumt, die dringend notwendige Neuorientierung hin zu einer nachhaltigen Landwirtschaft in Luxemburg einzuleiten. Das 2016 verabschiedete Agrargesetz enthält nur wenige schlagkräftige Maßnahmen, die den aktuellen Problemen und Herausforderungen in der Landwirtschaft gerecht werden“, erklärt Daniela Noesen, Direktorin von Bio-Lëtzebuerg. „„Dies betrifft die Ausweitung der Biolandwirtschaft ebenso wie den Wasserschutz, den Erhalt der Biodiversität sowie die Erhaltung und Förderung des landwirtschaftlichen Berufes. Die für die Jahre 2014-2020 vorgesehenen Staatsausgaben werden größtenteils für die Fortführung der bisherigen Agrarpolitik eingesetzt.“

 

Meng Landwirtschaft fordert, dass die öffentlichen Gelder auch für die Honorierung öffentlicher Leistungen eingesetzt werden anstatt diese weiterhin im Gießkannenprinzip zu verteilen. Luxemburg sollte die Chance nutzen, um Gelder aus der 1.Säule in die 2.Säule umzuschichten, wie es die EU als Handlungsoption anbietet. Dann wären mehr Gelder für den Ressourcenschutz etc. vorfügbar.

„Der Paradigmenwechsel in der Landwirtschaft und alternative Konzepte für die Landwirtschaft sind in Luxemburg längst überfällig. Wir brauchen ein Umdenken in der Politik, in der Wirtschaft, bei den Landwirten und deren Vertretungen und nicht zuletzt auch bei den Verbrauchern“, fordert Raymond Aendekerk, Direktor von Greenpeace Luxemburg. „Bestehende Handlungsspielräume in der europäischen und nationalen Agrarpolitik sind bisher von der luxemburgischen Politik nicht wahrgenommen und zukunftsweisende Initiativen nicht gestartet respektive gefördert worden. Es ist die Aufgabe der Politik, die Weichen für eine nachhaltige, Ressourcen schonende und für die Landwirte akzeptable und machbare Landwirtschaft zu ermöglichen.“

 

Weitere Informationen:

Raymond Aendekerk, Greenpeace Luxemburg, Tel.: 661 546252, raymond.aendekerk@greenpeace.org

Daniela Noesen, Bio-Lëtzebuerg, Tel.: 691 292 868, noesen@bio-letzebuerg.lu

Der Bericht „Meng Landwirtschaft 2.0: Ein Plädoyer für die Neuausrichtung der luxemburgischen Agrarpolitik ist zum Download verfügbar auf www.menglandwirtschaft.lu

 

(1) Die Plattform Meng Landwirtschaft wird von folgenden 23 Organisationen getragen: natur&ëmwelt, Bio-Lëtzebuerg – Vereenegung fir Bio-Landwirtschaft Lëtzebuerg, Greenpeace Luxemburg, Action Solidarité Tiers Monde, SOS Faim Luxembourg, Mouvement Ecologique, Caritas Luxembourg, Aide à l’Enfance de l’Inde, attac, CELL, Cercle de Coopération, Emweltberodung Lëtzebuerg, Eglise catholique à Luxembourg, etika, Fairtrade Letzebuerg, Frères des Hommes, FUAL, Initiativ Liewensufank, Ligue CTF, SEED, Slow Food Luxembourg, VegInfo Luxembourg und Vegan Society Luxembourg.

 

(2) Der operative Teil des Plans wird mittels 30 Maßnahmen umgesetzt, die mehrere große Bereiche abdecken: (i) Gouvernance-Maßnahmen, (ii) Forschung, (iii) Schaffung der technischen Rahmenbedingungen, (iv) Lehre und Ausbildung und (v) Förderung. Die Bewertung der mittelfristigen Umsetzung des Plans ergab, dass trotz der umgesetzten Maßnahmen der Bio-Markt schneller wächst als die primären oder sekundären Produktionsmittel. Dies bedeutet, dass die Wallonie die wirtschaftlichen und ökologischen Gewinne nicht ausschöpft. Die Ziele des Plans wurden neu beurteilt und der Operationsplan wird in enger Abstimmung mit dem Bio-Sektor überarbeitet. Dabei wird die Situation der Landwirte berücksichtigt, insbesondere mit Hinblick auf die Rentabilität und eine angemessene Entschädigung. Die Anstrengungen müssen daraufhin ausgerichtet werden, die weitere Entwicklung der Sektoren Produktion, Verarbeitung und Vermarktung noch weiter zu stärken. Dabei müssen die Besonderheiten dieser Sektoren berücksichtigt werden.