Archives pour la catégorie Cohérence des politiques

Sustainable Development: The stakes could not be higher

Brussels, 16 November 2016 – The European Union will not achieve the 2030 Agenda for Sustainable Development in 14 years if it does not adopt an overall strategy. Without that strategy, the incoherencies of EU policies will make that impossible, given the integrated nature of the 2030 Agenda, shows the new CONCORD report on Sustainable Development, […]

Brussels, 16 November 2016 – The European Union will not achieve the 2030 Agenda for Sustainable Development in 14 years if it does not adopt an overall strategy. Without that strategy, the incoherencies of EU policies will make that impossible, given the integrated nature of the 2030 Agenda, shows the new CONCORD report on Sustainable Development, titled “Sustainable Development – The Stakes could not be higher”.

« The EU urgently needs the courage and conviction to take a great leap towards a sustainable future, following good practice by some of its Member States such as Finland.

By adopting an ambitious overarching strategy for sustainable development and guiding European policies towards transformation, the EU and its Member States can make a real difference, for people in Europe and around the world. »

Jussi Kanner – Co-chair of CONCORD’ structure working on Sustainable Development

« The EU needs to address the incoherencies and challenge the power imbalances at stake. In many of its policies and practices, the EU negates progress towards  Sustainable Development, like using development policy to curb irregular migration, prioritising Global Value Chains over local food security, or ignoring the true cost of GDP-growth for people and planet. »

 

Evert-Jan Brouwer- Co-chair of CONCORD’ structure working on Sustainable Development

 


La mise en oeuvre de politiques justes et équitables reste une épine dans le pied du Gouvernement.

A mi-parcours de cette période législative, le Cercle de Coopération a revu les principaux objectifs que le gouvernement s’est fixé lui-même en matière de coopération au développement. Dans cet exercice, le Cercle ne se positionne cependant pas sur la pertinence de ce programme gouvernemental. A mi-parcours de la période législative, le Cercle de Coopération constate que le gouvernement a […]

A mi-parcours de cette période législative, le Cercle de Coopération a revu les principaux objectifs que le gouvernement s’est fixé lui-même en matière de coopération au développement. Dans cet exercice, le Cercle ne se positionne cependant pas sur la pertinence de ce programme gouvernemental.

A mi-parcours de la période législative, le Cercle de Coopération constate que le gouvernement a en effet abordé la plupart des annonces faites en matière de coopération au développement. Le Cercle appelle cependant le gouvernement à faire avancer, durant la 2ème moitié de son mandat, la mise en pratique de politiques plus cohérentes avec l’objectif de lutte contre la pauvreté.

Le Cercle appelle la Chambre des députés à apporter son regard critique aux projets et décisions gouvernementaux pour qu’ils soient cohérents avec l’engagement en faveur de cette lutte contre la pauvreté.

Le programme gouvernemental 2013-2018 contient une série de propositions en lien avec la solidarité internationale du Luxembourg. Le gouvernement a abordé et fait avancer la plupart des ces propositions. Traduire l’engagement politique en faveur de la cohérence des politiques pour le développement en des mécanismes institutionnels reste cependant le principal chantier.

Les points positifs : Le gouvernement reste engagé à consacrer 1% de son RNB à l’aide publique au développement (APD) et à l’additionalité de ce budget pour l’éradication de la pauvreté par rapport au financement du changement climatique.

Les points à développer : Cependant, assurer des politiques justes, équitables et cohérentes avec l’engagement du Luxembourg pour l’éradication de la pauvreté – par exemple à travers des mécanismes institutionnels efficaces ou la mise en place d’une fiche d’impact développement durable (« Nachhaltigkeits-Check ») pour évaluer l’impact potentiel des projets et décisions gouvernementaux sur des pays en développement – reste le principal chantier à faire évoluer.

Appréciation de la mise en oeuvre du programme gouvernemental – résumé.

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Télécharger la version complète de la revue à mi-parcours du programme gouvernemental

Contact

Véronique Faber, responsable plaidoyer

Téléphone : 26 02 09 22 ; veronique.faber@cercle.lu

Télécharger le résumé de la revue

La conférence de presse à eu lieu à la maison de la presse le lundi 3 octobre:

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Minerais de conflit : Revendication d’une cohérence des politiques.

Fairtrade Lëtzebuerg, le Cercle de Coopération, Action Solidarité Tiers Monde (ASTM), Caritas Luxembourg, Commission Justice et Paix Europe et Bridderlech Deelen expriment leur inquiétude par rapport à l’orientation des débats du Conseil de l’Union européenne vers une position commune sur le futur Règlement européen relatif au Mécanisme européen d’auto certification des importateurs de certains minerais […]

Fairtrade Lëtzebuerg, le Cercle de Coopération, Action Solidarité Tiers Monde (ASTM), Caritas Luxembourg, Commission Justice et Paix Europe et Bridderlech Deelen expriment leur inquiétude par rapport à l’orientation des débats du Conseil de l’Union européenne vers une position commune sur le futur Règlement européen relatif au Mécanisme européen d’auto certification des importateurs de certains minerais et métaux originaires de zones de conflit ou à haut risque.  À ce titre, ces organisations ont adopté une position commune relative au projet de Règlement européen pour un approvisionnement responsable en minerais provenant des régions en conflit ou à haut risque.

Communiqué de presse à télécharger.


Romain Schneider appelle les ministères, les communes et les politiciens à assumer leurs responsabilités pour une politique d’achat équitable

Dans le cadre de sa campagne « Fair Politics » et avant le débat sur la Coopération au Parlement, le Cercle de Coopération a remis le 17 novembre dernier au Président de la Chambre, Mars Di Bartolomeo, une question sur la cohérence des politiques pour le développement. Cette question a été jugée comme la plus […]

Dans le cadre de sa campagne « Fair Politics » et avant le débat sur la Coopération au Parlement, le Cercle de Coopération a remis le 17 novembre dernier au Président de la Chambre, Mars Di Bartolomeo, une question sur la cohérence des politiques pour le développement. Cette question a été jugée comme la plus urgente à traiter dans un sondage réalisé auparavant auprès du grand public : « Quelles mesures concrètes le gouvernement prendra-t-il afin de garantir que l’Etat et ses administrations consomment de manière plus équitable et ne contribuent pas avec leurs achats à l’exploitation des ressources primaires et humaines dans les pays en développement ? »

Dans le débat au Parlement le jour même, les orateurs des partis du gouvernement aussi bien que de l’opposition (CSV, DP, déi gréng) ont évoqué le sujet du commerce équitable dans le cadre des achats publics.

Nancy Arendt (CSV) a fait remarquer qu’il « faudrait faire dans tous les domaines politiques un contrôle systématique et conséquent, car seulement à ce moment-là pourra-t-on parler vraiment d’une politique cohérente en matière de développement et de durabilité ». Elle exigeait également « qu’on fasse attention à une politique d’achat plus équitable, par exemple en achetant des produits qui répondent à des critères durables et socialement responsables et qui sont donc en accord avec la politique de développement. Nous souhaitons soulever la question où nous en sommes avec nos achats publics (ministères, communes et administrations publiques) en ce qui concerne les produits issus du commerce équitable ? »

Gusty Graas (DP) a clarifié dans ses propos qu’il faut « une fois de plus attirer l’attention sur la consommation de produits Fairtrade. Nous remarquons toujours que les institutions publiques, l’Etat en premier lieu, ne montrent pas suffisamment d’engagement dans ce domaine. Au niveau individuel également, chacun peut encore faire des efforts. »

Dans son discours, Claude Adam (déi gréng) a plaidé pour la cohérence qui à présent fait encore défaut: « L’appel de recourir de manière résolue à des produits durables dans les administrations publiques n’a pas encore eu le succès que nous lui souhaitons. Nous pouvons apporter une contribution précieuse à un monde plus équitable en ayant recours aux produits issus du commerce équitable. Aujourd’hui encore, nous acceptons par nos achats publics l’exploitation d’hommes et de femmes dans de nombreux endroits du monde. On s’aperçoit aussi qu’il ne s’agit pas d’une question de prix, car dans de nombreuses administrations publiques et communes se trouvent des machines à café pour lesquelles le prix au kilo des capsules se situe entre 80 et 90 euros, sans parler de l’empreinte écologique des emballages. Nous devons arrêter d’agir de manière aveugle en ce qui concerne les achats publics.

En octobre 2014, tous les partis de la Chambre des députés ont revendiqué de manière consensuelle une politique d’achats équitable de la part du Parlement. C’était il y a un an. Quand je demande des nouvelles sur l’état actuel des choses, on me répond que cela roule. Mais j’ai l’impression que les freins n’ont pas encore été desserrés et je serais content de pouvoir faire un constat différent d’ici une année. »

Dans son discours de clôture, Romain Schneider a attiré l’attention sur le fait que la responsabilité pour les achats publics ne se trouve pas en premier lieu auprès du Ministère de la Coopération. C’est pourquoi il a appelé aussi bien les ministères que les communes ainsi que les politiciens en tant qu’individus d’assumer leurs responsabilités pour une politique d’achat équitable.

Suite à ce débat, Fairtrade Lëtzebuerg et le Cercle de Coopération revendiquent la mise en œuvre de mesures concrètes de la part du gouvernement entier, afin qu’une politique d’achat cohérente et équitable devienne enfin une réalité au Luxembourg. À côté d’une politique de sensibilisation interne auprès de tous les acteurs publics responsables des achats, un autre pas important doit suivre, à savoir la transposition de la directive européenne sur la passation des marchés publics dans le droit national.

Note : Les politiciens cités nous ont fourni les versions originales de leurs déclarations en langue luxembourgeoise. Leurs discours ont été librement traduits par Fairtrade Lëtzebuerg.

Télécharger le communiqué de presse en allemand.


Lettre ouverte : « Méi Fair Politics fir méi Impakt »

A l’attention de Mars Di Bartolomeo, Président de la Chambre des députés. Luxembourg, le 17 novembre 2015 Monsieur le Président, Dans le cadre de notre campagne « Fair Politics », à travers laquelle nous souhaitons soutenir et renforcer la politique de coopération luxembourgeoise en insistant que les efforts de cette coopération ne doivent pas être contrecarrés par […]

A l’attention de Mars Di Bartolomeo, Président de la Chambre des députés.

Luxembourg, le 17 novembre 2015

Monsieur le Président,

Dans le cadre de notre campagne « Fair Politics », à travers laquelle nous souhaitons soutenir et renforcer la politique de coopération luxembourgeoise en insistant que les efforts de cette coopération ne doivent pas être contrecarrés par d’autres politiques, nous vous remettons la « question populaire » qui, selon un sondage en ligne que nous avons réalisé ces derniers jours, a été jugée être la plus urgente[1] à traiter par le Gouvernement. Il s’agit d’une question populaire en lien avec les achats publics :

« Quelles mesures concrètes le gouvernement prendra-t-il afin de garantir que l’Etat et ses administrations consomment de manière plus équitable et ne contribuent pas avec leurs achats à l’exploitation des ressources primaires et humaines dans les pays en développement ? »

Alors que le gouvernement luxembourgeois investit 1% du revenu national brut dans la coopération au développement (ce qui est tout à fait exemplaire), il est inacceptable qu’il achète des produits qui favorisent l’exploitation de la nature et de l’Homme, voire le travail des enfants, dans les pays du Sud. L’intégration de critères écologiques, sociaux et éthiques dans les marchés publics est indispensable afin de promouvoir un développement durable. Évitons de donner avec une main et reprendre avec l’autre !

Les « Fair Politics », c. à d. la cohérence des politiques pour le développement est donc une préoccupation pour une partie de la population luxembourgeoise et nous encourageons la Chambre et ses députés de s’emparer du sujet. Ainsi, nous souhaitons que la Chambre des députés porte ces préoccupations à l’attention du gouvernement – moyennant des motions, des questions parlementaires ou autres mécanismes démocratiques.

A côté de cette « question populaire » sur les achats publics il existe d’autres questions en lien avec la cohérence des politiques pour le développement qui sont tout aussi pertinentes, comme celles citées dans le baromètre FairPolitics[2]. Au-delà de ces thématiques, le Cercle de Coopération a publié en octobre un avis avec un état des lieux sur la mise en œuvre de la cohérence des politiques pour le développement au Luxembourg et des recommandations envers le gouvernement et la Chambre des députés. Nous joignons à cette lettre une copie de cet avis qui a été partagé avec le président de la Commission des Affaires étrangères.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de nos sentiments distingués.

[1] Cette question a reçu 2/3 des votes, soit 105 sur 158. Les deux autres questions proposées étaient en lien avec la politique financière et la politique agricole du Luxembourg.

[2] Cf. www.fairpolitics.lu


La Commission européenne a formellement lancé son rapport biannuel de 2015 sur la cohérence des politiques au service du développement (CPD)

Le 19 octobre 2015, la Commission européenne a formellement lancé son rapport biannuel de 2015 sur la cohérence des politiques au service du développement (CPD). Inscrite dans le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, la cohérence des politiques au service du développement vise à tenir compte des objectifs de développement dans les politiques susceptibles […]

Le 19 octobre 2015, la Commission européenne a formellement lancé son rapport biannuel de 2015 sur la cohérence des politiques au service du développement (CPD). Inscrite dans le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, la cohérence des politiques au service du développement vise à tenir compte des objectifs de développement dans les politiques susceptibles d’avoir un impact sur les pays en développement. À cette fin, tous les deux ans, la Commission européenne publie les progrès accomplis en matière de CPD.

Le rapport de 2015 revoit les progrès réalisés depuis 2013 par les États membres, les services de la Commission et le service européen pour l’action extérieure dans cinq domaines prioritaires, notamment dans le secteur du commerce et de la finance, de la sécurité alimentaire,  du changement climatique, de la migration et de la sécurité.

À la cérémonie de lancement du rapport à Bruxelles, le commissaire pour la Coopération internationale et le Développement Neven Mimica soulignait l’importance de la cohérence des politiques au service du développement dans la mise en œuvre de l’agenda 2030 pour le développement durable. Il félicitait l’UE pour les avancés qu’elle a accomplies dans les domaines de l’agriculture, de la pêche, du commerce et le changement climatique et annonçait son engagement personnel pour faire avancer la CPD.

Intervenant à la cérémonie, Martine Schommer, directrice pour la Coopération et l’Action humanitaire, soulignait que la CPD est une priorité de la présidence luxembourgeoise du Conseil, d’autant plus importante dans le contexte actuel de l’agenda 2030. La présidence luxembourgeoise a voulu traduire ce concept dans la pratique en lançant un exercice de sensibilisation auprès de tous les présidents des formations du Conseil et des groupes de travail. Ainsi, le ministre de la Coopération et de l’Action humanitaire Romain Schneider a assisté aux déjeuners d’autres formations du Conseil pour plaider en faveur d’une meilleure cohérence et coordination entre les filières et rappeler l’impact des politiques internes européennes sur les pays en voie de développement.

Article – Publié le 21.10.2015. Source : Ministère des Affaires étrangères et européennes
Coopération et action humanitaire


Fair Politics : How coherent are European policies with sustainable development ?

PRESS RELEASE. NGOs say progress to make EU policies fair to poor and vulnerable people is insufficient. Progress to make EU policies fair to poor and vulnerable people is insufficient to seriously tackle sustainable development challenges and inequalities, according to European Development NGOs at the press conference held in Luxembourg, organised by CONCORD and Cercle […]

PRESS RELEASE.

NGOs say progress to make EU policies fair to poor and vulnerable people is insufficient.

Progress to make EU policies fair to poor and vulnerable people is insufficient to seriously tackle sustainable development challenges and inequalities, according to European Development NGOs at the press conference held in Luxembourg, organised by CONCORD and Cercle de Coopération, under the patronage of the Alliance of Liberals and Democrats for Europe (ALDE).

Download Press Release.

European policy-­makers should ensure that EU policies are coherent with sustainable development

CONCORD and the Cercle de Coopération highlighted the major concerns of European development civil society towards the Foreign Affairs Council of the European Union on 26 October in Luxembourg, with a focus on how to make European policies coherent with sustainable development.

Policies that are taken here in Europe can have devastating impacts on the lives of children, women and men outside our borders, especially in countries where poverty and inequality are important. Think of tax regimes that make tax dodging possible. Think of investment treaties that mainly protect big European companies investing abroad. Or think of free trade agreements that force low income countries to open up markets while not yet being sufficiently competitive. We urge European policy-­makers to walk the talk and take strong and visible decisions that demonstrate that sustainable development is a must not a mere option”, said Laura Sullivan, Vice President of CONCORD.

The EU played a pivotal role in pushing for a universal commitment for Policy Coherence for Sustainable Development (PCSD). We hope that the adoption of the SDGs will be an opportunity to convene all stakeholders and set out a clear vision of the EU on how to implement the goals, with clear targets and robust, participatory and transparent monitoring and accountability mechanisms”, affirmed Rilli Lappalainen, CONCORD PCSD group’s co-­chair.

NGOs call on EU Member States to step up efforts to ensure coherent policies with new Sustainable Development Goals.

Presenting the main findings of the new CONCORD’s comparative analysis of PCD systems in EU Member States, Christine Dahm, Cercle de Coopération Director, said “Our research shows that more Member States have taken steps towards organizing dialogue amongst different ministries, and even sometimes with external stakeholders, to discuss global challenges and development. However, most of these mechanisms are found ineffective and awareness amongst Parliamentarians and ministries’ officials about the need to be more coherent remains very low”.

ENDS.

Notes to editors

  1. CONCORD Spotlight Briefs on Policy Coherence for Development 2015 http://bit.ly/1DsuQkV
  2. CONCORD is the European confederation of Relief and Development NGOs. It represents NGOs from all 28 EU member states, as well as 20 international networks and 3 associate members.
  3. Cercle de Coopération des Organisations Non Gouvernementales de Développement de Luxembourg is Luxembourg’s national platform of development NGOs, representing 73 member organisations. Cercle de Coopération is a member of CONCORD.

Media contacts:


Méi Fair Politics, fir méi Impakt

COMMUNIQUE DE PRESSE. Ce mois d’octobre, le Cercle de Coopération des ONG de développement (Cercle) lance sa campagne « Mois spécial Fair Politics »[1]. Il appelle à plus de cohérence des politiques pour le développement (CPD) et adresse des revendications concrètes aux pouvoirs politiques. Télécharger PDF Qu’est-ce que la cohérence des politiques pour le développement ? La cohérence […]

COMMUNIQUE DE PRESSE.

Ce mois d’octobre, le Cercle de Coopération des ONG de développement (Cercle) lance sa campagne « Mois spécial Fair Politics »[1]. Il appelle à plus de cohérence des politiques pour le développement (CPD) et adresse des revendications concrètes aux pouvoirs politiques.

Télécharger PDF

Qu’est-ce que la cohérence des politiques pour le développement ?

La cohérence des politiques pour le développement (CPD) vise à éviter que l’impact de coopération au développement ne soit réduit ou contrecarré par d’autres mesures politiques (par ex. dans le domaine de l’agriculture, du changement climatique, de l’investissement, de la fiscalité, du commerce, etc.).

Une campagne pour des politiques plus justes

Depuis quelques années déjà le Cercle se penche sur la cohérence des politiques pour le développement, comme en témoignent e.a. les baromètres « Fair Politics » publiés en 2012 en 2014. Ainsi, la campagne « Fair Politics » qui s’étend sur tout le mois d’octobre 2015 se place dans la continuité du plaidoyer et de la sensibilisation du Cercle. C’est dans ce contexte que le Cercle a examiné la mise en œuvre de la CPD au Luxembourg et en a déduit des revendications concrètes aux pouvoirs politiques.

Analyse sur la mise en œuvre de la Cohérence des politiques pour le développement au Luxembourg

Le Cercle félicite le gouvernement luxembourgeois d’avoir intégré dans son discours, son programme officiel et ses textes de loi la cohérence des politiques pour le développement.

Une instance compétente au Luxembourg – d’ailleurs le seul instrument mis en place pour se pencher sur la CPD – est le Comité interministériel pour la coopération au développement (CID). En appréciant l’existence de ce comité interministériel, le Cercle regrette que le gouvernement luxembourgeois ne se soit jusqu’à présent pas doté de mécanismes de coordination efficaces (au-delà du CID), ni de mécanismes de contrôle et d’évaluation adaptés, qui seraient à même de réellement faire avancer la mise en œuvre de la CPD au Luxembourg. Le discours progressiste du gouvernement n’est pas soutenu par un leadership politique conséquent.

Le Cercle demande[2]

… au gouvernement et au parlement luxembourgeois :

  • d’accompagner leur discours en faveur d’une cohérence des politiques pour un développement de leadership politique réel et d’actions concrètes pour mettre en œuvre la CPD,
  • de faire du développement équitable et durable une priorité fondamentale, déterminant toutes leurs politiques,

… au gouvernement :

  • de se doter de mécanismes de coordination appropriés et efficaces ayant un impact réel sur les décisions politiques au profit de la CPD,
  • de se doter de mécanismes de suivi et d’évaluation systématiques et efficaces, pour pouvoir juger ex-ante et ex-post de l’impact des politiques luxembourgeoises sur les populations des pays en développement, par exemple par des études d’impact indépendantes,
  • de réfléchir à un mécanisme d’arbitrage qui puisse faire la balance entre les intérêts nationaux et internationaux, accompagné d’un mécanisme de recours qui permette aux parties impactées par des incohérences des politiques luxembourgeoises de pouvoir en témoigner,

… à la Chambre des députés :

  • de systématiquement vérifier l’impact des projets de loi qu’elle propose (par exemple au moyen d’une fiche d’impact comparable à la fiche financière) et des lois qui lui sont soumises pour adoption sur les populations des pays en développement et sur l’environnement,
  • d’assumer davantage son rôle de contrôle du gouvernement en ayant un regard plus systématique sur la mise en œuvre de la CPD par le gouvernement,

… à tous les acteurs concernés (gouvernement, administrations, CID, Chambre des députés, société civile organisée, etc.) :

  • de prendre davantage en compte que – dans l’esprit de l’Agenda 2030 adopté en septembre 2015 par les 193 Etats membres des Nations Unies – la coopération au développement avec le Sud et le développement durable au Nord sont indissociables. L’objectif devrait être celui d’évoluer ensemble vers un développement équitable et durable global. Cela implique qu’à la CPD devra systématiquement être rajouté un « D » pour former la « cohérence des politiques pour le développement durable » (CPDD).

Pour plus d’informations :

Christine Dahm, directrice

(christine.dahm@cercle.lu), téléphone (+352 26 02 09 11).

[1] En octobre 2015, la CPD est au cœur de la plupart des événements, actions, publications, communications, etc. organisés ou soutenus par le Cercle. Pour plus d’informations voir www.fairpolitics.lu.

[2] L’avis complet du Cercle sur la mise en œuvre de la CPD au Luxembourg est disponible ici.

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Cette campagne europe est organisée dans le cadre du projet « Présidence luxembourgeoise du Conseil de l’Union Européenne 2015 « S’engager en tant que société civile dans la mise en œuvre du nouveau cadre après 2015 et dans l’année européenne pour le développement » qui est financé par l’Union européenne.


Octobre 2015: mois spécial Fair politics

  Nous vous proposons durant ce mois d’octobre de venir apprendre, comprendre, débattre, agir autour de cette thématique. La Cohérence des politiques pour le développement équitable et durable (CPD) nous concerne tous puisqu’elle vise la création d’un environnement politique et social permettant de valoriser l’impact des projets de coopération au développement !! Chacun des projets, […]

 

Nous vous proposons durant ce mois d’octobre de venir apprendre, comprendre, débattre, agir autour de cette thématique.

La Cohérence des politiques pour le développement équitable et durable (CPD) nous concerne tous puisqu’elle vise la création d’un environnement politique et social permettant de valoriser l’impact des projets de coopération au développement !!

Chacun des projets, chacune des actions, chaque don ou financement , mérite de se faire dans les bonnes conditions pour un impact maximum. Aucune décision politique ne peut entrer en contradiction avec les efforts entrepris dans la lutte contre la pauvreté et les inégalités. Cela signifie que toute prise de décision politique au Luxembourg doit être inclusive et prendre en compte les intérêts des pays en voie de développement et de leurs populations.

Le mois spécial « Fair Politics » est une campagne de sensibilisation et de plaidoyer politique qui se situe dans la continuité du travail politique fait par le Forum politique (FOPO) du Cercle lors des dernières années. A deux reprises, en 2012 et 2014, le Cercle de Coopération a publié la brochure « Fair politics – Baromètre 2012 (respectivement 2014) de la cohérence des politiques luxembourgeoises pour le développement équitable et durable. www. fairpolitics.lu

 

Dans le cadre du mois spécial Fair Politics…

venez vous informez et vous mobiliser:

 

  • Nous vous proposons d’en débattre ensemble avec Marc Angel (Président de la commission des affaires étrangère à la chambre des députés) lors de notre apéro 5 à 7 le 5 Octobre au Bouneweger Stuff.

 

  • Nous vous encourageons à venir vous former pour comprendre la conséquence de la cohérence des politiques sur vos projets de développement et le r%B

Spotlight on EU Policy Coherence for Development 2015

The EU must champion global tax justice, especially in developing countries. The EU has a major role to play in ensuring a positive outcome of the Financing for Development Conference in Addis Ababa this summer. Policy Coherence for Development is a key principle in this regard, and domestic resources such as taxation are the most […]

The EU must champion global tax justice, especially in developing countries.

The EU has a major role to play in ensuring a positive outcome of the Financing for Development Conference in Addis Ababa this summer. Policy Coherence for Development is a key principle in this regard, and domestic resources such as taxation are the most important source of revenue for financing economic and social development.
With the principle of PCD enshrined in its Lisbon Treaty, the EU acknowledges its legal commitment to take development cooperation objectives into account in policies that the EU implements. Combined with the fact that the EU has consistently reiterated its commitment to playing an important and constructive role in both the post-2015 and FfD processes, the EU needs to champion the principle of PCD in the FfD negotiations. Taxation is in this regard seen by many as the crux of financing sustainable development.
This paper identifies and elaborates key reforms of the international tax system that the EU must push for ahead of the Addis Ababa conference, namely:

  • The establishment of an intergovernmental body on tax matters
  • The achievement of greater corporate transparency
  • The inclusion of developing countries in the automatic exchange of tax information
  • The promotion and operationalization of the principle of Policy Coherence for Development

more information and download: http://www.concordeurope.org/publications/item/421-spotlight-on-policy-coherence-for-development-2015